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Association canadienne des éleveurs de lamas et alpagas

Programme de sélection supérieure

Plusieurs discussions ont été soulevées dernièrement parmi les membres au sujet de l'amendement apporté à notre programme de sélection supérieure. Le programme de sélection supérieure fait référence à l'utilisation séquentielle d'animaux de pure race avec des animaux non enregistrés (animaux non admissibles à l'enregistrement auprès de l'ACELA) sur une série de générations pour fournir un résultat de « quasi pure race ». La première génération de descendance sera admissible au statut de pure race à 50 %, la deuxième à 75 % et ainsi de suite jusqu'à ce que la descendance ait atteint 15/16e ou officiellement, le statut de pure race.

Ce programme a été publicisé comme étant un programme qui permet aux reproducteurs d'animaux d'élevage enregistrés auprès de l'ACELA d'introduire une « nouvelle génétique » dans le troupeau des lamas et des alpagas canadiens. Bien qu'il ne fasse aucun doute que plusieurs pays possèdent des animaux qui pourraient contribuer de façon positive à notre propre troupeau – que ce soit en raison de leur fibre, conformation ou autres données spécifiques mesurées objectivement – l'expression « nouvelle génétique » est à bien des égards inexacte. Une étude génétique de notre troupeau n'a jamais été effectuée mais il est fort probable qu'au moment de la fermeture de notre registre, tous les gênes nécessaires pour produire le lama ou l'alpaga « idéal » étaient présents dans notre population, du moins à un certain niveau de fréquence. Tout programme de reproduction bien planifié tant à accroître la fréquence de ces gênes parmi la population, gênes responsables de produire les traits qui nous permettrons d'obtenir cet animal « idéal ». Grâce à une sélection et une patience consciencieuses, il est possible que nous puissions produire un tel animal au sein de notre troupeau canadien existant.

Les animaux d'élevage supérieurs sont produits en sélectionnant des animaux à utiliser dans le programme de sélection qui ont démontré la capacité à produire continuellement ces qualités désirables et à écarter les animaux qui, Selon nous, portent des gênes moins productifs. En d'autre mots, nous sélectionnons des animaux qui démontrent les qualités que nous recherchons. Si nous appliquons rigoureusement ce principe dans notre programme de sélection et dans notre système actuel fermé, nous nous dirigerons vers une réduction du patrimoine génétique. Cette situation se produit parce que nous ne faisons pas une sélection de diversité génétique – nous choisissons d'augmenter la fréquence des gênes désirables et nous n'utilisons en bout de ligne que les animaux qui ont démontré, en raison de la performance de leur descendance, qu'ils démontrent ces gênes. De tels programmes résultent rapidement en une progression génétique, mais ils peuvent également mener à la croissance de l'élevage en consanguinité en raison d'une forte utilisation de quelques lignes ou sujets sélectionnés. L'élevage en consanguinité est par conséquent principalement une fonction d'intensité de sélection plutôt que de taille de la population, et il peut résulter dans le phénomène connu sous le nom de dépression de consanguinité. Ceci peut entraîner des pertes économiques en ce qui a trait à la production, à la croissance, à la santé et à la fertilité. Bien qu'il est peu probable que cette situation pose un problème au Canada pour le moment et dans un avenir rapproché, plusieurs éleveurs font partie de la couche supérieure de l'industrie et ceux-ci sont préoccupés par les options qui leur seront offertes dans le futur pour la reproduction. Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui font la reproduction en recherchant certains traits spécifiques, comme la couleur ou une finesse extrême.

Pour contrer les effets causés par une forte utilisation de quelques sujets, une gestion à long terme de la diversité génétique est requise et il existe plusieurs méthodes qui peuvent être utilisées pour y arriver. Une de celles-ci est la reconnaissance généalogique et une autre méthode est le programme de sélection supérieure ou de classement à la hausse. Un tel programme permet aux Canadiens d'avoir accès à des animaux provenant d'autres pays. Ils sont inscrits dans nos banques de données et la descendance est admissible à l'enregistrement et à l'obtention d'un niveau donné du statut de pure race.

Cependant, comme c'est le cas dans n'importe quelle industrie d'animaux d'élevage, il n'y a aucun raccourci à suivre pour la reproduction d'animaux de qualité supérieure, même si l'utilisation du programme de sélection supérieure peut hâter cette réalisation jusqu'à un certain point. Par contre, le processus d'amélioration génétique du troupeau canadien ne peut être accéléré que si les animaux ayant des antécédents génétiques connus sont utilisés de façon à ce que nous sachions que les animaux enregistrés dans le cadre du programme de sélection supérieure produisent continuellement une descendance caractérisée par les critères de performance auxquels nous nous attendons. Une utilisation adéquate du programme de sélection supérieure permet de tirer profit des données génétiques que possèdent d'autres pays et de n'importer que les animaux qui ont réussi à produire les traits que nous désirons. L'importation de ce que l'on appelle couramment les « boîtes noires génétiques » – des animaux sans génétique admissible ou historique de performance – est une voie qui est bien loin de garantie le succès. Il est à noter que ce programme de reproduction n'empêche pas l'importation possible d'animaux en provenance de n'importe quelle nation du monde. L'importation d'animaux au Canada en provenance de certains pays est contrôlée de près par des protocoles d'importation.

Cependant, ce programme ne s'avère pas être une reconnaissance de registre et, par conséquent, tout animal importé dans le programme ne peut pas être inscrit auprès de l'ACELA, peu importe le pays d'origine. L'animal doit se conformer aux normes de reproduction de l'ACELA, la mère et le géniteur doivent être de la même race et tous les descendants doivent être de la même race.

Un résumé du programme se retrouve dans les règlements administratifs comme suit :

(7) Sélection supérieure : Les alpagas peuvent être enregistrés comme étant de pure race avec moins de 15/16 d'hérédité si tous les descendants connus sont de la même race, et si l'alpaga en question a un minimum d'hérédité de 50 % et si :

a) Pour les alpagas conçus après l'approbation de cet amendement (28 avril 2010), par le ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada, un héritage minimum de pure race de 50 % doit signifier qu'un parent est enregistré auprès de l'Association comme étant géniteur souche et l'autre parent est enregistré auprès de l'Association à 0 %.

b) Les alpagas non admissibles à l'enregistrement dans le registre du livre généalogique de l'Association, peuvent être enregistrés auprès de l'Association à 0 % et peuvent participer au programme de reproduction si le demandeur, lorsqu'il fait une demande d'enregistrement d'alpaga à 0 % fournisse un profil d'ADN pour les fins de vérification parentale. La demande doit également mentionner que les parents sont de la même race.

c) S'il existe un pedigree pour un alpaga enregistré à 0 %, toute l'information disponible comme les noms des enregistrés étrangers, le pedigree étranger et les numéros doivent être inscrits sur le certificat de tout alpaga avec pourcentage de race pure provenant de cette reproduction et donnant un alpaga enregistré à 0 %. Pour ce qui est de la progéniture d'alpagas à 0 % dont le présent article fait référence comme étant des alpagas enregistrés à 50 % pure race, l'alpaga à 0 % doit d'abord avoir été accouplé avec une femelle ou un mâle de pure race ou un géniteur souche.

d) La progéniture des deux parents de race pure enregistrée avec pourcentage doit être enregistrée à un niveau égal au degré le plus bas de pourcentage que possède un des deux parents.

e) La progéniture d'un parent de pure race avec pourcentage ou d'un géniteur souche peut être enregistrée avec les catégories et les niveaux de certification indiqués dans le tableau ci-dessous.

g) Les alpagas ne seront pas admissibles au programme de sélection supérieure si le demandeur ou l'Association est au courant de problèmes congénitaux chez l'alpaga, ou un de ces descendants.

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